La sieste de Winston Churchill – Jeremy Campbell

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Au plus fort de la Guerre mondiale, les collaborateurs de Churchill protégèrent sa sieste d’après-déjeuner, considérant que le bien-être et la forme du grand homme participaient de l’effort de guerre. Ils respectaient sans le savoir un des rythmes biologiques qui règlent l’activité silencieuse de notre corps mais aussi celle, consciente ou non, de notre esprit.

Le sens du temps nous paraît si évident que nous négligeons sa complexité profonde. Le présent immédiat, dit « spécieux », le passé lointain et perpétuellement reconstruit dans une mémoire plus fantasmatique que photographique, l’avenir exploré à travers des représentations prospectives, sont autant de dimensions élaborées par des mécanismes différents. Ce n’est que depuis une dizaine d’années que des progrès décisif de la physiologie et des ordinateurs permettent d’observer de véritables systèmes horlogers à l’oeuvre dans toutes les formes de vie, depuis le prozoaire jusqu’au cerveau humain.

Ces horloges synchronisent le temps interne et des cycles externes dont le plus évident est l’alternance du jour et de la nuit. Elles permettent aux organismes de les prévoir et de s’y adapter par avance.

Certains de ces rythmes sont fort étranges. La semaine passe pour une invention humaine vieille au plus de quelques millénaires. Mais depuis des dizaines de millions d’années, des organismes obéissent à un cycle septénaire qui ne correspond à aucune réalité astronomique ou physique apparente.

Sait-on aussi que la compréhension du langage humain, et le goût de la musique, sont liés à des rythmes tout à fait inconscients, que les « horloges » du foetus et de sa mère sont régulièrement resynchronisées jusqu’à la naissance dont l’enfant donne le signal; que la plupart des humains tendent spontanément à se régler sur une journée de vingt-cinq heures ou plus, et que la lumière remet chaque jour cette pendule à l’heure; que le sommeil, les rêves, mais aussi la vigilance sont ainsi secrètement rythmés ?

Ce sont des expériences conduites hors du temps, comme celle de Michel Siffre dans des cavernes, qui ont permis de développer la science toute nouvelle de la chronobiologie.

Le livre de Jeremy Campdell, diplômé de l’Université d’Oxford, totalement original, jette une lumière nouvelle non seulement sur notre sens mystérieux du temps mais aussi les nombreux mécanismes modulaires et intégrateurs qui expliqueront peut-être un jour l’intelligence et la personnalité. Le temps est la plus grande énigme et le plus terrible adversaire que les humains doivent affronter. Ses rouages nous transpercent. En voici du moins quelques aspects élucidés.

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Description

  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 334 pages
  • Éditeur : Robert Laffont
  • Date de publication : 29/08/1989
  • ASIN : 9782221059111

Informations complémentaires

Poids 457 g

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