Viralata : Le fils du Caïman de Sébastien Acacia

4ème de couverture

« Martin, je crois que c’est bien vous, vous n’avez pas trop changé sur la photo. Je vous ai enfin retrouvé. Je ne sais si je dois vous le dire après tout ce temps. Marcia, votre belle Marcia d’Alta Floresta… elle a eu un enfant de vous ».

Qu’auriez-vous fait à la place de Martin si, comme lui, vous aviez reçu ce message anonyme sur Messenger alors que vous n’avez peut-être plus qu’un mois à vivre ? Laisseriez-vous tout en plan pour partir en Amazonie à la recherche de ce fils improbable, au risque de mourir loin des vôtres ? Accompagnez Martin et découvrez ce qu’un père est capable de faire pour quitter ce monde en paix.

L’avis de la bouquiniste 😉

Voilà bien une chronique qui me pose problème, la frontière me semble si mince entre la fiction et la réalité que l’écho fut plutôt « violent » et que j’ai du mal à mettre des mots dessus … D’ailleurs mon retour risque de ne pas suffisamment mettre en lumière la richesse de ce roman car c’est essentiellement le combat de Martin contre la maladie qui m’a absorbée complètement, mais j’ai bien conscience qu’il y a beaucoup plus que ça derrière les mots de l’auteur.

Sébastien est un auteur qui va droit au but, il touche le lecteur dés les 1ères pages en nous parlant de son fils Antonin, autiste, à qui le roman est dédié. Puis sans fioriture toujours, il nous annonce que peu importe nos croyances, une certaine ouverture d’esprit est nécessaire pour aborder son livre….ce que je ne peux que confirmer.

Maintenant passons au cœur du sujet, l’histoire… Mais est-ce vraiment une histoire ? Tout m’a tellement semblé réel… de l’annonce du diagnostique du lymphome, aux symptômes provoqués par la maladie (ou son traitement) jusqu’au questionnement que l’on se pose concernant l’après, l’avenir…. Oh pas celui du mourant, mais celui de son entourage !!

Sébastien Acacia retranscrit avec justesse l’angoisse de ses parents qui se retrouvent confrontés à la maladie de leur enfant, qui se questionnent sur leur avenir. L’espoir que chacun a en soi de trouver LA solution pour que son enfant n’ait pas que l’institution comme avenir, mais qu’après leur disparition il lui reste un repère aimant et rassurant.

Du fin fond du Brésil à Paris en passant par New-York, Sébastien Acacia ne nous épargne rien des méandres de la société. Il nous parle de la foi, la pression sociale, les inégalités sociales…. mais il n’oublie pas pour autant les bonheurs simples qui sont présents à chaque instant.

J’ai refermé ce roman avec l’estomac noué car je connais bien ce combat que les personnes malades sont capables de mener avant de lâcher prise pour que leurs enfants aient un avenir assuré.

Où se procurer le roman ?

Sébastien Acacia est ce que j’appelle un « pur » auteur indépendant. Vous ne trouverez donc ses romans que sur Amazon ( https://amzn.to/2ZMizPd )

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